Dimanche 28 février 2010
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Protégez le mot "harkis" ! : Le Garde des sceaux aujourd'hui, la Justice demain...
Le 1er mars 2010 - Le mot harkis a été victime ces dernières semaines de plusieurs dérapages verbaux. En janvier 2010, sur l'antenne
de RMC Info dans l'émission "Les Grandes
Gueules", Karim ZERIBI a dérapé en comparant les petits enfants de harkis aux petits enfants de nazis. Aucune voix s'est élevé en France pour condamner ces
propos.
Début février 2010, c'est un ministre de la République en la personne de Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat aux transports, qui a
dérapé sur l'antenne d'Europe 1 en traitant de "harkis" les centristes du MODEM qui ont rejoint Ségolène ROYAL en Poitou-Charente pour les élections régionales. Un mois aprés, Dominique
BUSSEREAU est toujours ministre et l'UMP n'a toujours pas condamné ses propos. Le Président de la République et le Premier ministre n'ont pas jugé utile de réagir.
Face à ce mutisme qui blesse la communauté harkie, un groupe d'enfants de harkis d'Ile de France a officiellement saisi le Garde des
sceaux mardi 23 février 2010 de l'ensemble de ces faits. Ils demandent au ministre de la Justice de prendre les initiatives nécessaires à l'ouverture d'informations judiciaires afin que ces
dérapages verbaux soient sanctionnés par la Justice française.
Dans l'hypothèse où le Garde des sceaux ne ferait pas rapidement droit à leur demande, ces enfants de harkis d'Ile de France ont étudié et arrêté les modalités
d'une procédure en justice afin qu'il soit fait droit à leur demande.
Par ACH-Ile de France
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Dimanche 14 février 2010
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10:16
Les harkis se mobilisent devant l'UMP à Paris
Jeudi 11 février 2010, des
enfants de harkis se sont rendus devant le siège de l'UMP pour protester contre l'inaction de Nicolas SARKOZY, du chef du gouvernement et de l'UMP aprés les propos scandaleux et condamnables tenus
par le ministre des transports Dominique BUSSEREAU sur l'antenne d'Europe 1.
Le mot "harkis" et la mémoire de ceux qui ne sont plus là ne sauraient être atteints par des propos injurieux tenus par un ministre de la République. Par cette manifestation sur la voie publique
Rue de la Boétie, les manifestants ont entendu réagir car les propos du ministre UMP BUSSEREAU ont blessé et ont fait mal aux harkis et leurs familles.
Face à ce mouvement de protestation, le porte-parole de l'UMP
Dominique PAILLE a tenu à recevoir une délégation au siège de l'UMP. Il a jugé les
propos du ministre BUSSEREAU condamnables (mais le ministre est toujours au gouvernement). Durant l'entretien, il a été fait état du respect de l'engagement de
Nicolas SARKOZY de reconnaître la responsabilité de la France dans l'abandon et les massacres de harkis ainsi que la protection juridique des harkis contre l'injure et la diffamation dans le cadre
du droit français.
Des militants de l'ACH-IDF étaient présents rue de la Boétie pour faire de cette action, une réaction digne et à la hauteur de l'honneur auquel nos anciens ont droit face aux injures, fussent-elles
tenues par un ministre de la République.
Le porte-parole de l'UMP Dominique PAILLE s'est finalement engagé à informer et sensibiliser dans les meilleurs délais Nicolas SARKOZY de la situation et du mécontentement ambiant dans la
communauté harkie. Affaire à suivre...
Un harki décoré de la légion d'honneur
était présent au côté des enfants de harkis
rue de la Boétie devant le siège de l'UMP
Par ACH-Ile de France
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Vendredi 12 février 2010
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Des harkis demandent la démission de Bussereau
Par LEXPRESS.fr, publié le 10/02/2010
L'association Générations Mémoire Harkis a officiellement demandé la démission du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique
Bussereau, à la suite de son
dérapage verbal sur les Harkis. Une délégation a remis en mains propres, ce mercredi, la lettre de demande de renvoi du ministre
Interrogé jeudi dernier par Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de la socialiste Ségolène Royal, Dominique Bussereau avait répliqué: "Oui enfin,
elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
Un mea culpa vain
Peu après, le secrétaire d'Etat avait présenté ses excuses dans un communiqué, affirmant qu'à "aucun moment" il n'avait "voulu mettre en doute l'honneur des harkis
et leur fidélité à la France et aux valeurs de la République, qui les ont conduits à s'engager avec courage pour elle".
Un mea culpa qui n'a pas convaincu l'association. "La jurisprudence Georges Frêche l'invite à la démission pour sauver l'honneur du gouvernement", affirme
Générations Mémoire Harkis. Une poursuite qui a vocation à ce que de "telles attaques ou allusions attentatoires ne se reproduisent plus". "Les allusions du ministre Dominique Bussereau sont des
propos aggravants à caractère raciste, en raison de l'origine musulmane et algérienne des harkis", précise le communiqué.
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Une délégation de l'ACH-IDF était présente à Matignon aux côtés de l'association Génération Mémoire Harkis.
Par ACH-Ile de France
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Jeudi 4 février 2010
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15:42
Harkis, Dominique BUSSEREAU dérape...
Le mercredi 3 février 2009, sur Europe 1, le secrétaire d'Etat aux transports Dominique BUSSEREAU a qualifié de
"harkis" les candidats du MODEM ayant rejoint la liste de Ségolène ROYAL
en vue des élections régionales en Poitou-Charentes.
A la question du journaliste Claude Askolovitch: "Elle a quand même récupéré des centristes. Ça prouve
qu'elle rassemble..." . Le ministre UMP Dominique Bussereau a répondu : "Oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez
l'expression. Des gens qui vont un peu dans cette affaire, parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
Ces propos, venant d'un ministre de la République, ne peuvent que blesser les harkis et leurs familles. L'ACH-IDF condamne ces propos, qui viennent après ceux de Georges Frêche, de Jean-Pierre
Raffarin, de Pierre Lellouche et de Karim Zeribi.
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Une fille de harkis agressée au Sénat
Le même jour que le dérapage du ministre Bussereau, mercredi 3 février 2010, lors d'une conférence de presse relative à la présentation d'une proposition de loi
interdisant les injures aux harkis par le ministre des anciens combattants et par le sénateur UMP Raymond Couderc, Fatima Besnaci-Lancou, animatrice de l'association Harkis et Droits de l'Homme, a
été agressée par des personnes en charge des
rapatriés au sein du cabinet de ministre.
Ce facheux incidents s'est produit devant la presse suite à la tentative de cette fille de harkis de poser des questions gênantes au ministre, finalement perturbé dans son coup de com à deux mois
des élections régionales.
L'ACH-IDF condamne cette agression commise à l'égard d'un responsable associatif de la communauté harkie.
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SOS Racisme "consternée" par Bussereau
AFP le 4 février 2010 16:26
L'association SOS Racisme s'est déclarée aujourd'hui, dans un communiqué, "consternée" par les propos du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, qui a qualifié mercredi de "harkis"
la liste de son adversaire socialiste aux élections régionales en Poitou-Charentes.
Interrogé sur Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de Ségolène Royal, M. Bussereau réplique: "oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression,
des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
"Ces propos sur une population prise dans les tourments de l'histoire coloniale sont inadmissibles", dénonce SOS Racisme, qui ajoute: "dans le climat délétère actuel ou les dérapages se
multiplient, nous demandons aux responsables des partis politiques républicains de prendre leurs responsabilités et de ne pas tolérer en leur sein l'expression des paroles stigmatisantes qui
fracturent le vivre-ensemble et enclenchent des logiques de repli".
"Il est plus que temps que M. Fillon ordonne à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l'endroit de telle ou telle partie de la population et tire les enseignements du débat sur
l'identité nationale qui a libéré en France l'expression d'une parole raciste", ajoute l'organisation.
Dans un communiqué, Julien Dray, député socialiste de l'Essonne, écrit: "j'espère que MM. Copé et Raffarin vont demander à M. Bussereau de retirer cette expression et de présenter publiquement ses
excuses dans les plus brefs délais". Ce n'est pas la première fois que les harkis font l'objet d'un dérapage verbal d'un homme politique.
Georges Frêche, président DVG de la Région
Languedoc-Roussillon, avait qualifié les harkis de "sous-hommes", le 11 février 2006 à Montpellier. Le 13 septembre 2007, il avait été relaxé par la cour d'appel de Montpellier pour ses
propos.
Par ACH-Ile de France
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Mardi 12 janvier 2010
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Journal Le Midi Libre le 8 janvier 2010
Les harkis : des citoyens français
Les rapatriés
harkis audois se sont invités, hier, dans le débat sur l'identité nationale. Une poignée d'irréductibles a bravé la neige pour manifester devant le palais de justice et protesté contre le décret de
mise en place de la mission interministérielle des rapatriés.
Les harkis, par la voix de Mohamed Belbou, responsable des associations de rapatriés harkis, parlent de « 48 ans d'abandon et de mépris des gouvernements successif ». Ce qui les a rendus furieux
(ils ont porté plainte) est une appellation qu'ils estiment discriminatoire au regard de l'article 3 de la Constitution, où ils sont appelés « Français musulmans ». Ils rejettent le terme
et veulent simplement être « des citoyens français rapatriés. »
Par ACH-Ile de France
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