Harkis : la gardienne et le gardien de la mémoire
Elle s’appelle Fatima. Il s’appelle Charles. Ils sont tous les deux des enfants de harkis. Ils ont aussi la particularité d’être de véritables gardiens de la mémoire du drame des harkis. Malgré les épreuves de l’Histoire, ils présentent tous les deux un parcours exemplaire. L’une dans le milieu de l’édition, l’autre dans le milieu du droit.
Reste qu'Ils auraient pu, comme d’autres, prendre le moule d’une vie confortable dans la société française en laissant l’histoire du drame des harkis derrière eux.
Eh pourtant, tous les deux ont été à l’origine de la création de grandes associations de défense des harkis. Qui au sein de la communauté harkie ne connaît pas le Comité Harkis et Vérité ou l’Association Harkis et Droits de l’Homme ?
Animées par ces deux grands gardiens de la mémoire du drame des harkis, ces deux structures associatives peuvent se targuer d'un bilan sur les dix dernières années.
A la tête du Comité Harkis et Vérité, Charles TAMAZOUNT a bouleversé le droit des harkis et de leurs familles. A l'aide de ses uniques talents, il a procédé à la réécriture de la loi du 23 février 2005, de la loi du 11 juin 1994 et de la loi du 16 juillet 1987. Nombreuses sont les familles de harkis à avoir solliciter les services du Comité Harkis et Vérité pour obtenir justice. Dernièrement, six militants de l'ACH-IDF ont sollicité les services du Comité Harkis et Vérité pour mener un combat contre l'article 5 de la loi du 23 février 2005.
Charles TAMAZOUNT fut aussi le premier juriste à publier dans le grand quotidien français Libération (30 août 2001) une étude sur la notion de crime contre l'humanité et le drame des harkis. Fin connaisseur de la notion de crime contre l'humanité, il prendra part, par amitié et estime pour Fatima BESNACI LANCOU, aux travaux du grand colloque organisé à l'initiative de cette dernière le 4 février prochain à Paris à la Maison du barreau.
Fatima BESNACI LANCOU anime depuis plusieurs années l'Association Harkis et Droits de l'Homme.
Editrice de
métier, les harkis et leurs familles lui doivent toutes une série de publications sur la mémoire des harkis. Si des témoignanges de harkis et de veuves de harkis sont aujourd'hui aisément
accessibles aux citoyens et aux chercheurs, le travail mené par Fatima BESNACI LANCOU y est assurément pour quelque chose.
Fatima et Charles partagent cette même devise : "Une cause perdue, c'est une cause qui n'a pas été défendue".
Pour que le drame des harkis ne connaisse pas une telle destinée, ces deux enfants de harkis se battent sans attendre les louanges d'un tel ou un tel. Ils se battent tout simplement, et efficacement.
Ainsi, le 4 février prochain, ils se batteront ensemble au cours d'un colloque pour savoir si les harkis et leurs familles ont ou pas été victimes d'un crime contre l'humanité. De très intéressants débats se profilent dans les prochaines semaines...

que le président sortant a trahi les harkis et son engagement de 2007 de reconnaître la responsabilité des gouvernants français de 1962 dans le drame des harkis ! Parce qu'au cours des
dernières années, des associations de harkis et d'enfants de harkis se sont mobilisés pour la défense des droits des harkis ! Parce qu'en septembre 2011 à Paris, une cinquantaine de responsables
associatifs de la communauté harkie sont parvenus à adopter une déclaration commune, la Déclaration de Paris ! Parce qu'il est temps que les attentes des harkis et de leurs familles soient
sérieusement défendues !
veut
absolument éviter une nouvelle défaite en la Justice dans le dossier "harkis". En ce sens, depuis l'été dernier, la majorité UMP s'active à trouver une parade afin d'attenuer la démarche des six
enfants de harkis ayant assigné l'Etat en Justice sur le fondement de la carence de l'article 5 de la loi du 23 février 2005.


