L'association Générations Mémoire Harkis a officiellement demandé la démission du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique
Bussereau, à la suite de son
dérapage verbal sur les Harkis. Une délégation a remis en mains propres, ce mercredi, la lettre de demande de renvoi du ministre
Interrogé jeudi dernier par Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de la socialiste Ségolène Royal, Dominique Bussereau avait répliqué: "Oui enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression, des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
Un mea culpa vain
Peu après, le secrétaire d'Etat avait présenté ses excuses dans un communiqué, affirmant qu'à "aucun moment" il n'avait "voulu mettre en doute l'honneur des harkis et leur fidélité à la France et aux valeurs de la République, qui les ont conduits à s'engager avec courage pour elle".
Un mea culpa qui n'a pas convaincu l'association. "La jurisprudence Georges Frêche l'invite à la démission pour sauver l'honneur du gouvernement", affirme Générations Mémoire Harkis. Une poursuite qui a vocation à ce que de "telles attaques ou allusions attentatoires ne se reproduisent plus". "Les allusions du ministre Dominique Bussereau sont des propos aggravants à caractère raciste, en raison de l'origine musulmane et algérienne des harkis", précise le communiqué.
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Une délégation de l'ACH-IDF était présente à Matignon aux côtés de l'association Génération Mémoire Harkis.