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Emploi des enfants de harkis : le cri d'alarme des députés
A la fin du mois d'avril dernier, le député PS de l'Hérault Kléber MESQUIDA a interpelé le Gouvernement sur la situation de l'emploi des enfants de harkis. Pour le député de l'Hérault, qui avait démissionné de la présidence du Groupe d'étude sur les rapatriés de l'Assemblée Nationale pour protester contre l'absence de politique gouvernementale en faveur des familles de harkis, la situation de l'emploi des enfants de harkis est aujourd'hui préoccupante faute de financement. " En effet, il apparaît que le nombre d'enfants de harkis sans emplois reste important. Pourtant, en 2008, le Président de la République s'était engagé à développer un plan emploi ambitieux et global en faveur des enfants de harkis. Or il ressort de la loi de finances pour 2011 que le plan emploi en leur faveur a été fermé et les crédits nécessaires au financement de ce plan ont été supprimés" a déploré le député socialiste du sud de la France. Ensuite, le député MESQUIDA est remonté au créneau pour que le Gouvernement lui indique dans les meilleurs délais les initiatives qui peuvent être prises "afin que les enfants de harkis puissent bénéficier dans les meilleurs délais d'un plan emploi correctement financé et à même de répondre à leurs attentes".
Quelques mois plutôt, c'était le député UMP de la Côte d'Or Bernard DEPIERRE d'être trés critique à l'égard le Plan emploi du Gouvernement en faveur des enfants de harkis en évoquant la mise en oeuvre concrète du « plan emploi harkis" dans son département, la Côte d'Or. "Conformément aux engagements du Président de la République, ce plan avait pour objectif de ramener, au 31 décembre 2009, le taux de chômage des enfants de harkis à un niveau comparable à celui du reste de la population. Or, à moins de six mois de cette échéance, force est de constater que le sort de ces populations au regard de l'emploi n'a guère évolué, et, en particulier, dans la fonction publique, qui aurait dû, à cet égard, se montrer exemplaire. Bien que les décrets d'application aient été signés le 5 juin 2009, les services de l'ONAC sont encore dans l'attente des circulaires pour la gestion des emplois réservés. Il est ainsi regrettable de constater qu'à ce jour rien de ce dispositif dit « plan emploi harkis » n'est opérationnel en Côte-d'Or comme dans d'autres départements" avait déploré le parlementaire de la Côte-d'Or.
Les associations de harkis étaient réservées, voire trés seceptiques sur la réalité de ce fameux plan emploi harki. C'est pourquoi le député PS et président de la Région PACA Michel VAUZELLE avait rappellé au Gouvernement "la volonté de nombreuses associations de rapatriés harkis ou pieds noirs d'obtenir des informations précises et détaillées sur les conditions de mise en oeuvre de la politique, conduite par la mission interministérielle aux rapatriés et les résultats obtenus. Beaucoup d'entre elles ont, en effet, sollicité à maintes reprises l'autorité de tutelle de cette mission pour obtenir ces informations. Malheureusement, leurs démarches semblent rester vaines, au-delà de la présentation d'informations générales et globales présentées sur le site Internet de ladite mission".
Il semble que le mot d'ordre du Gouvernement adressé aux enfants de harkis soit aujourd'hui : "Circulez, il n'y a rien pour vous!".
Elles sont bien loins les promesses de Sarkozy en matière d'emploi...