Jeudi 4 février 2010
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Harkis, Dominique BUSSEREAU dérape...
Le mercredi 3 février 2009, sur Europe 1, le secrétaire d'Etat aux transports Dominique BUSSEREAU a qualifié de
"harkis" les candidats du MODEM ayant rejoint la liste de Ségolène ROYAL
en vue des élections régionales en Poitou-Charentes.
A la question du journaliste Claude Askolovitch: "Elle a quand même récupéré des centristes. Ça prouve
qu'elle rassemble..." . Le ministre UMP Dominique Bussereau a répondu : "Oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez
l'expression. Des gens qui vont un peu dans cette affaire, parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
Ces propos, venant d'un ministre de la République, ne peuvent que blesser les harkis et leurs familles. L'ACH-IDF condamne ces propos, qui viennent après ceux de Georges Frêche, de Jean-Pierre
Raffarin, de Pierre Lellouche et de Karim Zeribi.
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Une fille de harkis agressée au Sénat
Le même jour que le dérapage du ministre Bussereau, mercredi 3 février 2010, lors d'une conférence de presse relative à la présentation d'une proposition de loi
interdisant les injures aux harkis par le ministre des anciens combattants et par le sénateur UMP Raymond Couderc, Fatima Besnaci-Lancou, animatrice de l'association Harkis et Droits de l'Homme, a
été agressée par des personnes en charge des
rapatriés au sein du cabinet de ministre.
Ce facheux incidents s'est produit devant la presse suite à la tentative de cette fille de harkis de poser des questions gênantes au ministre, finalement perturbé dans son coup de com à deux mois
des élections régionales.
L'ACH-IDF condamne cette agression commise à l'égard d'un responsable associatif de la communauté harkie.
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SOS Racisme "consternée" par Bussereau
AFP le 4 février 2010 16:26
L'association SOS Racisme s'est déclarée aujourd'hui, dans un communiqué, "consternée" par les propos du secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, qui a qualifié mercredi de "harkis"
la liste de son adversaire socialiste aux élections régionales en Poitou-Charentes.
Interrogé sur Europe 1 sur la présence de centristes sur la liste de Ségolène Royal, M. Bussereau réplique: "oui, enfin, elle rassemble des harkis, hein, si vous me permettez l'expression,
des gens qui vont un peu dans cette affaire parce qu'ils n'ont pas d'autres moyens d'être élus".
"Ces propos sur une population prise dans les tourments de l'histoire coloniale sont inadmissibles", dénonce SOS Racisme, qui ajoute: "dans le climat délétère actuel ou les dérapages se
multiplient, nous demandons aux responsables des partis politiques républicains de prendre leurs responsabilités et de ne pas tolérer en leur sein l'expression des paroles stigmatisantes qui
fracturent le vivre-ensemble et enclenchent des logiques de repli".
"Il est plus que temps que M. Fillon ordonne à ses ministres de cesser de tenir des propos stigmatisants à l'endroit de telle ou telle partie de la population et tire les enseignements du débat sur
l'identité nationale qui a libéré en France l'expression d'une parole raciste", ajoute l'organisation.
Dans un communiqué, Julien Dray, député socialiste de l'Essonne, écrit: "j'espère que MM. Copé et Raffarin vont demander à M. Bussereau de retirer cette expression et de présenter publiquement ses
excuses dans les plus brefs délais". Ce n'est pas la première fois que les harkis font l'objet d'un dérapage verbal d'un homme politique.
Georges Frêche, président DVG de la Région
Languedoc-Roussillon, avait qualifié les harkis de "sous-hommes", le 11 février 2006 à Montpellier. Le 13 septembre 2007, il avait été relaxé par la cour d'appel de Montpellier pour ses
propos.
Par ACH-Ile de France
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